Urban Trad
– 8 juin 2005 – Fnac de Lille
Personnellement,
j'ai découvert Urban Trad en suivant les aventures de Didier Laloy (dont le
live enregistré à Huy est une pure merveille) et en partant d'abord des
sentiers suivis par Gabriel Yacoub.
Urban Trad n'est
pas un groupe très vieux puisqu'il est né en 2000. En fait, il ne s'agissait au
départ que d'une réunion temporaire de musiciens initiée par Yves Barbieux pour
lui permettre de réaliser un album mêlant des chants d'inspiration traditionnelle
à la musique électronique la plus moderne. C'est le succès rencontré par la
tournée de promotion de cet album qui poussa Yves Barbieux à faire d'Urban Trad
un vrai groupe durable et surtout une redoutable formation scénique. Il faut
avoir vu et entendu Urban Trad sur scène pour comprendre de quoi je veux
parler. C'est de la joie énergique et pure, il n'y a rien d'autre à ajouter à
ce sujet.

Comme je le disais juste quelques lignes plus haut, Urban Trad mélange sur ses
albums le traditionnel et l'électronique. Pour autant, il n'y a pas l'ombre du
moindre instrument électronique quand le groupe se produit en public. C'est
juste un groupe de folk/rock mettant à l'honneur de nombreux instruments
traditionnels. Mais avec quelle fougue et quel talent !
Voici la liste des morceaux qu'Urban Trad a joué ce 8 juin à la Fnac Lille :
1)Avreel
2)Bourrée d'Erasme
3)La belle jig
4)Mind the gap
5)Berim Dance
6)Jorden Terra
7)De luz, amor y nada
8)Rodgrod med flode
9)Galicia
10)Sanomi
11)De l'air
12)Vigo
"Vodka time" aurait dû être joué en rappel, mais le concert ayant
déjà duré 48 minutes, dépassant donc les 45 minutes allouées par la Fnac, ce
morceau fut "oublié", au grand désespoir d'ailleurs de quelques
grands fans du groupe présents lors de ce mini-concert. Pour le reste, ne
cherchez pas. Les morceaux joués furent la quintessence des 3 (très bons)
albums qu'a déjà fait paraître Urban Trad.
Les huit membres de ce groupe sont tous admirables dans leur domaine respectif.
Citons les donc, ils le méritent :
Cédric Waterschoot : basse
Dirk Naessens : violon
Michel Morvan : batterie
Philip Masure : guitare
Soetkin Collier : chant
Sophie Cavez : accordéon diatonique
Véronica Codesal : chant
Yves Barbieux : flûtes à bec, tin whistle, low whistle, cornemuse &
direction artistique.
Pour ma part, outre Yves Barbieux bien évidemment, je retiens surtout Sophie
Cavez, la jeune et belle mais surtout surdouée et surmotivée diatoniste du
groupe, et Cédric Waterschoot dont le jeu de basse (une six cordes !) m'a
énormément impressionné ainsi que sa concentration émouvante et expressive tout
au long de sa prestation. Mais, encore une fois, je me répète, tous les membres
d'Urban Trad sont réellement excellents dans leur partie (sans compter que ce
sont des gens accessibles, simples et super-sympas).
Voilà, c'est assez dire que si vous avez l'occasion de voir et d'entendre ce
groupe sur scène, ce sera là une chance à ne surtout pas rater.
Avant que cet
article ne s’achève, qu’on me permette un dernier point, mais très
important à mes yeux (et à mes oreilles également). J’ai cité au tout
début le nom de Didier Laloy. Par parenthèse, c’était le diatoniste
d’origine d’Urban Trad. Par ailleurs, c’est le fondateur ou
le membre actif d’un nombre de groupes folk si considérable qu’on
se demande s’il n’est pas le chef d’une tribu de clones tous
aussi doués que lui.

Mais, au début
de mon article, j’ai également cité son album live, dont le nom exact est
« Didier Laloy invite…s – Live at Festival d’Art de
Huy ». J’insiste. Ce live est réellement fabuleux. Parce que les
musiques qu’on y entend sont excellentes ? Oui, mais pas seulement.
Parce que c’est un CD audio plus un DVD ? Oui, mais pas seulement.
Parce que les musiciens et musiciennes invités par Didier Laloy sont tous et
toutes extraordinaires ? Oui, mais pas seulement. Alors quoi ?
C’est un pur moment de bonheur, d’humour, d’amitié et de
mélodies envoûtantes. Quand j’ai le cœur lourd, je me passe le DVD.
Alors je danse, je ris, je rêve…
© Frédéric
Gerchambeau
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